Vidéo conférence Silver economy expo 2020 : transcription textuelle

Conférence "Porteurs d'un projet en faveur du bien-vieillir : l'Assurance retraite vous soutient et vous accompagne" organisée lors du salon Silver economy expo le 18 novembre 2020.

[Clémence Le Marrec]

Bonjour à tous, merci d'être connectés avec l'Assurance retraite Île-de-France pour cette conférence. Aujourd'hui, nous vous avons donné rendez-vous pour parler du soutien à l'innovation par l'Assurance retraite Île-de-France et l'accompagnement que nous proposons aux porteurs de projets. Ce soutien prend différentes formes. Il est d'abord le signe d'une confiance et de promotion des nouveaux projets. Il est également une opportunité de partenariat avec l'Assurance retraite Île-de-France et le Prif, également un soutien financier dans le lancement de vos projets, pour jouer un rôle de coup de pouce à l'innovation dans le domaine du bien-vieillir et enfin, il se concrétise sous la forme d'un accompagnement et de conseils d'experts de la Silver Economie, avec l'Assurance retraite Île-de-France. Ces partenaires, que nous avons identifiés et que nous avons construits depuis plusieurs années, nous les avons réunis aujourd'hui. Ils sont tous nos invités de marque et je vais vous les présenter avant de leur laisser la parole. Cette conférence va donc être animée tout d'abord par Monsieur Gérard Rivière, Président du Conseil d'administration de la Cnav, Madame Christiane Flouquet, directeur de l’action sociale Île-de-France de la Cnav, Monsieur Nicolas Mennet, Directeur général de Silver Valley, Monsieur Jonathan Leveugle, Directeur Général de France Active Île-de-France, Madame Naomi Asato, Responsable des programmes émergents chez Makesense et Monsieur Thomas Delage, cofondateur d'Entoureo.

Je laisse la parole à Monsieur le Président du Conseil d'Administration de la Cnav, Gérard Rivière, pour vous présenter la politique de soutien à l'innovation de l'Assurance retraite.

[Gérard Rivière]

Merci Clémence. En tant que service public de la retraite de la Sécurité sociale, le soutien à l'innovation est au coeur de notre mission de caisses de retraite et une réponse pour le bien-vieillir des retraités. Tout d'abord, à travers la politique d'action sociale que portent la Caisse nationale d'assurance vieillesse et le réseau des caisses de retraite régionales, notre coeur de métier c'est de s'adapter aux besoins personnalisés des retraités dès le passage à la retraite mais également d'accompagner des situations de rupture comme la sortie d'hospitalisation, qui peuvent fragiliser les retraités. Notre action, elle est orientée vers la lutte contre l'isolement, le maintien du lien social des retraités avec leur environnement. C'est ce qui nous motive à soutenir des actions de participation citoyenne, qui favorisent le sentiment d'utilité sociale des retraités, des actions intergénérationnelles et des actions qui favorisent le maintien des liens familiaux.

A travers notre ingénierie, nous nous adaptons aux besoins des retraités en leur proposant des réponses concrètes en prévention, en santé. C'est le cas des ateliers de prévention qui proposent en inter-régimes le Prif en Île-de-France, qui propose une offre variée en faveur de l'aménagement du logement aussi, pour vivre chez soi le plus longtemps possible et en pleine autonomie.

Enfin, l'année 2020 nous a particulièrement conforté dans cette orientation stratégique, avec la crise sanitaire que nous traversons. Nous avons soutenu depuis plusieurs années, le développement d'une offre en faveur de l'autonomie numérique des retraités, qui permet à chacun de développer le goût d'apprendre et l'accès aux nouvelles technologies, pour rester autonome. En Île-de-France, un atelier du Prif est consacré à cette activité, qui s'appelle "Bien sur internet" et qui trouve bien sûr son public. C'est pourquoi nous sommes convaincus de l'intérêt de soutenir la filière de la Silver Economie en faveur de la longévité et la Cnav s'y est engagée depuis le début. Enfin, nous nous adressons aux 14 millions de retraités au niveau national et près de 2 millions en Île-de-France et nous adaptons donc sans cesse notre offre de prévention.

Nous sommes convaincus que le bien vivre à la retraite passe par une pluralité de réponses. Et dans notre ADN de service public, nous voulons nous adresser à tous les retraités dès leur passage à la retraite d'une manière générale, et la plus adaptée possible. En tant que premier régime de retraite en France, notre rôle de soutien aux acteurs qui se mobilisent sur tous les territoires nous identifie comme un acteur incontournable. C'est dans ce cadre que nous avons développé, à travers les appels à projets, notre politique de soutien à l'innovation, notre capacité à repérer les projets dès leur émergence. En Île-de-France, je reconnais qu'elle est particulièrement riche, dynamique mais aussi exigeante. En tant que Président du Conseil d'Administration de la Cnav, je suis fier, fier de la richesse des projets et de l'inspiration que les retraités procurent chez les jeunes générations d'entrepreneurs. Ces projets ont même vocation à une généralisation, une duplication, grâce au dispositif VIVA Lab, qui a été créé au niveau national en 2019, en réunissant l'ensemble des partenaires publics et les acteurs de la retraite, pour tisser des liens plus forts au sein de l'écosystème institutionnel et accompagner ensemble des projets ayant déjà fait leurs preuves à leur échelle. Par conséquent, coconstruire votre projet en faveur des retraités avec l'Assurance retraite, c'est la garantie d'un partenariat gagnant et constructif.  Je vous remercie.

[Clémence Le Marrec]

Merci beaucoup. Je vais laisser la parole à Madame Christiane Flouquet, Directeur de l'action sociale Île-de-France qui va vous présenter les modalités de soutien et comment l'Assurance retraite Île-de-France soutient l'innovation.

[Christiane Flouquet]

Bonjour à tous. Oui, effectivement, dans la continuité de ce que Monsieur le Président a bien voulu indiquer, mon rôle aujourd'hui est de préciser pourquoi nous apportons de l'innovation, comment nous l'apportons également. Alors pourquoi apportons-nous ce soutien à l'innovation ?

En fait, la Cnav en Île-de-France s'est engagée depuis plusieurs années dans le soutien à l'innovation et l'a fait de plusieurs manières. Son objectif, d'une part, est de favoriser l'émergence des projets mais aussi leur construction et leur remise en œuvre. Ce soutien, il est justifié principalement par le fait que, en tant que régime de retraite, nous sommes représentatifs et nous sommes aussi engagés dans la représentation des retraités que nous avons déjà accompagnés en tant que salariés et tout au long de leur parcours. Donc une exigence de service à leur rendre, à travers ce dispositif.

Dans ce cadre, l'idée pour la Cnav, c'est d'apporter un partenariat durable aux porteurs de projets.

Un partenariat durable, ça ne veut pas dire, d'ailleurs, que tous les projets que nous allons retenir sont des projets qui vont vivre longuement. Nous acceptons l'échec, c'est une des leçons de l'innovation et nous considérons même que l'échec est une source d'enrichissement et d'acculturation pour les autres porteurs de projets. Nous parlons volontiers des échecs pour mieux rebondir. Ce partenariat durable, par contre, il veut dire pour nous tout un engagement de services, avant, pendant et après le soutien et c'est ce que vous pourrez voir tout au long de cet exposé, c'est quel rôle chacun de nos partenaires peut jouer dans ces trois phases d'événements.

Je l'ai indiqué, nous représentons des retraités. Les retraités ne sont pas homogènes et représentent plusieurs cibles et l'idée est bien de toucher à travers ces projets innovants, toutes les cibles que nous pouvons rencontrer, autant celles que nous touchons en prévention primaire, donc les retraités les plus autonomes, que les retraités les plus fragiles lorsque c'est nécessaire. Et dans ce cadre-là, nous souhaitons aussi, grâce aux projets développés, amener des bénéficiaires potentiels que nous n'aurions pas connu autrement. La notion de parcours dans l'offre de services et la notion d'attractivité est au cœur même de notre dispositif.

Deuxième question : comment allons-nous soutenir ces projets ? Nous reposons notre offre sur un appel à projets qui a lieu tous les ans, suivant un calendrier sur lequel on reviendra en fin de présentation mais qui, sans suspens, a lieu à la fin de l'année, pour une mise en oeuvre en début d'année 2021. Depuis deux ans, nous avons aussi la chance de construire cet appel à projet, en partenariat avec AG2R La Mondiale, ce qui constitue pour nous une belle opportunité et aussi un beau message sur l'intérêt des partenariats, puisque nous avons, avec AG2R La Mondiale, une même cible de bénéficiaires. Comment faisons-nous cet appel à projets ? En fait, nous avons des critères de sélection. Je vais être très rapide dans l'énoncé de ces critères.

On vous les détaillera si vous voulez après et vous les retrouverez dans nos comptes-rendus.

En fait, il y en a une liste et je vais même la lire, parce qu'elle est assez précise et je vous invite, lorsque vous répondez à nos appels à projets, à veiller à leur complétude. En fait, il s'agit bien pour nous, dans les critères de sélection, que le projet réponde aux besoins des retraités du territoire. Je l'ai déjà évoqué, il s'agit bien d'un caractère innovant. Alors l'innovation, je vous le rappelle, nous le savons tous aujourd'hui, n'est pas quelque chose de totalement nouveau et c'est quelque chose qui n'existe pas sur un territoire, mais par contre, c'est quelque chose qui n'a pas forcément été testé avec efficacité et efficience précédemment. Le projet doit être fait en partenariat. Je l'ai dit dans le cadre de la posture de la Cnav mais c'est le cas de tous : on ne fait rien tout seul. On ne peut s'implanter dans un écosystème que parce qu'on est ensemble. Un projet innovant doit aussi être évalué. Et donc l'évaluation est au cœur du déploiement du projet et on vous demande donc d'y réfléchir dès le début : quels seront les critères d'évaluation de ces projets. Il s'agira, et on vous en reparlera tout à l'heure, d'orienter vers les dispositifs de la Cnav et le parcours de prévention du Prif. On est bien sur cette idée que votre projet va attirer un public qui n'aurait pas forcément été concerné par nos offres classiques mais qui vont être attirés par votre projet et donc du coup attirés par notre parcours de prévention. Un projet efficace, c'est un projet qui sert aux retraités. Ça implique donc forcément un accompagnement des retraités dans la prise en main de la solution. Le projet doit aussi impliquer une diffusion de messages de prévention, et de manière positive. On est tous très attachés autour de la table - virtuelle en tout cas - à cette notion de prévention positive.

On n'est pas sur la stigmatisation des retraités. Un élément important pour la Cnav : l'accessibilité financière de cette solution et c'est un critère sur lequel le conseil d'administration de la Cnav est particulièrement sensible. Enfin, un modèle économique pérenne, des co-financements garantis et tout ceci peut se faire grâce d'ailleurs à nos partenaires autour de la table, là aussi. Voilà très rapidement les critères de sélection.

Alors, comment également, mais je l'ai un peu dit précédemment, comment allons-nous sélectionner ces projets ? C'est parce que nous allons être vigilants sur l'articulation avec l'offre de prévention existante et notamment l'offre de la Cnav et du Prif. Celle-ci doit être forcément valorisée et elle doit avoir du sens. La connaissance que vous pouvez avoir de notre offre est donc dans ce cadre-là, particulièrement importante. Notre partenariat est un partenariat durable, je l'ai déjà dit tout à l'heure et du coup, nous allons proposer, sur deux années, 12 mois (année civile possible) mais une possibilité de renouvellement sur la base d'un premier bilan intermédiaire positif, avec des critères de renouvellement, qui pourront être discutés, puisqu'il s'agira de renforcer le projet en allant plus loin et en allant jusqu'à notre objectif de pérennisation et de valorisation financière avec nos partenaires.

Enfin, nous apportons dans le cadre de notre soutien, toute une capacité d'ingénierie et d'évaluation.

La Cnav en Île-de-France s'est particulièrement mobilisée sur ce champ et mon équipe, représentée par par Clémence Le Marrec à côté de moi, mais elle n'est pas toute seule, nous sommes là pour vous soutenir dans cette ingénierie mais nous faisons aussi avec nos partenaires, tels que makesese et Silver Valley, qui sont aujourd'hui des acteurs vraiment actifs dans cet apport en ingénierie. Enfin, et peut-être là c'est un dernier mot là-dessus, c'est le partenariat avec nos experts, avec France Active, avec la Caisse des Dépôts, qui sont aussi une source de valorisation et de durabilité du projet.

Je terminerai par la réponse à la dernière question : combien ? La Cnav, aujourd'hui, s'engage à financer jusqu'à 50% du coût total du projet, dès lors qu'il est considéré comme éligible, intéressant et valorisant. Nous avons une capacité de soutien en investissement et en fonctionnement, qui nous rend aussi singuliers dans l'offre générale des soutiens financiers aux projets. Je pense en lien avec les conférences des financeurs, notamment, qui sont plutôt sur le fonctionnement unique. Nous pouvons avoir un soutien aussi en investissement et puis aujourd'hui, grâce au soutien complémentaire d'AG2R La Mondiale, qui vient adosser son financement au nôtre - un financement complémentaire, dans la limite de 30 % par AG2R La Mondiale, qui pourra également être apporté. Voilà la globalité de notre offre.

Je laisse maintenant Clémence faire le lien avec les autres intervenants. Je vous remercie pour votre écoute.

[Clémence Le Marrec]

Merci beaucoup. Comme vous l'aurez compris, l'appel à projets de l'Assurance retraite Île-de-France est la porte d'entrée pour nouer un partenariat avec l'Assurance retraite et bénéficier de son soutien à l'innovation. Vous l'aurez aussi compris, ce soutien à l'innovation, on ne le fait pas tout seul. On le fait avec nos partenaires qui sont présents avec nous et en particulier avec le programme Décoll'âges qui est pour nous la porte d'entrée vers cet appel à projets.

Alors Naomi, vous êtes avec nous aujourd'hui. Pouvez-vous nous en dire plus sur le programme Décoll'âgeset pourquoi Makesense s'est lancé dans l'aventure avec l'Assurance retraite Île-de-France ?

[Naomi Asato]

Bonjour à toutes et à tous.

Merci beaucoup Clémence et merci pour l'invitation, ravie d’être parmi vous pour la troisième année déjà, pour vous parler de Décoll'âges. Très rapidement, avant d'en dire plus sur Déco'llâges, je vous partage juste un petit peu de contexte, pour vous expliquer pourquoi chez makesense on a décidé de s'engager sur cette question-là. Chez makesense, on est parti du constat que les enjeux sociaux et environnementaux sont nombreux mais que les personnes qui souhaitent s'engager pour les résoudre le sont aussi et qu'il faut simplement pouvoir les accompagner et les outiller, pour que la solution à ces enjeux soient collectives et qu'elles soient apportées par la collaboration de l'ensemble des acteurs de la société. Donc très concrètement, comment on le fait ?

Donc Makesense, on est une équipe présente dans 7 pays partout dans le monde et qui a à cœur, à la fois d'engager les communautés de citoyens et citoyennes qui veulent résoudre les problématiques qui leur tiennent à cœur, d'outiller les entrepreneurs qui développent des innovations qui viennent répondre à ces enjeux sociétaux et environnementaux, et on accompagne également la transformation des organisations en ce sens. Et parmi nos sujets de prédilection qui sont certes nombreux, on priorise vraiment les thématiques et les enjeux, les problématiques que l'on considère être à l'origine de problématiques qui sont systémiques et qui sont à la croisée d'enjeux à la fois sociétaux, économiques et qui peuvent être aussi démographiques et c'est une des raisons pour lesquelles on a décidé de s'engager sur le bien-vieillir depuis quatre ans déjà, parce que, on le sait, je ne vous apprends rien en vous disant ça, les enjeux du vieillissement ont des conséquences importantes pour les sociétés, notamment dans les pays développés, avec des conséquences économiques qui sont majeures dans les années à venir.

Mais on est aussi hyper engagés sur la question du changement de regard qu'on porte aujourd'hui sur nos aînés. Je rejoins notamment le discours de Madame Flouquet, sur la nécessité d'un changement de paradigme sur le regard qu'on porte sur nos aînés : arrêter de voir nos aînés comme des personnes étant un poids pour la société mais vraiment comme des personnes qui peuvent elles aussi agir, d'ailleurs de manière générale, pour les problématiques qu'on connaît actuellement et qui doivent faire partie de notre collectif à part entière.

Donc c'est aussi parce qu'on a envie de s'engager positivement pour ce changement de regard, qu'on agit pour le bien-vieillir chez makesense de plusieurs manières: avec Décoll'âges, depuis trois ans, en constituant une communauté d'acteurs qui s'engage pour faire émerger des solutions nouvelles, en réponse aux questions du vieillissement ; en accélérant des projets qui sont prometteurs sur ces questions-là et d'ailleurs, à partir de la rentrée de 2021, on lancera un nouveau programme d'incubation vraiment propre aux thématiques du bien-vieillir, donc avec une promotion de thématiques sur les questions du bien-vieillir, et enfin, plus largement depuis le dernier confinement, on engage aussi largement les citoyens avec un programme qui est d'ailleurs aussi soutenu par l'Assurance retraite et qu'on a co-construit avec Entoureo, que vous allez entendre juste après, il me semble, pour engager largement une part de la population qui a envie d'agir de manière très concrète, en faveur des personnes qui sont isolées et notamment de manière un peu plus aggravée depuis la crise. Je vais entrer un petit peu dans le détail sur le programme Décoll'âges.

Nos objectifs restent inchangés depuis trois ans, depuis qu'on a lancé le programme. L'idée, c'est vraiment de pouvoir sourcer et accompagner les jeunes pousses qui favorisent le bien-vieillir des retraités franciliens mais aussi d'encourager et de faciliter le partage et la diffusion de bonnes pratiques, entre les différents membres de la communauté Décoll'âges, et enfin de pouvoir accompagner à travers un parcours, avec des formations, des ateliers, les porteurs de projets en les mettant en relation avec des mentors, avec des bénéficiaires et entre eux, aussi, parce qu'ils ont beaucoup à s'apporter en se partageant leurs apprentissages.

Donc très concrètement, Décoll'âges c'est quoi ? C'est une communauté avec différentes personnes, différents types de profils qui viennent en soutien à des porteurs de projets mais qui permettent aussi de consolider des apprentissages et des partages sur le secteur. Ce sont des ressources qui sont propres à la thématique du bien-vieillir et donc l'idée c'est vraiment d'apporter aux entrepreneurs des contenus qui vont leur permettre de mieux construire leur projet en l'adaptant aux enjeux qui sont spécifiques à cet écosystème, et enfin, c'est un parcours d'accompagnement, avec des ateliers de rencontres, des ateliers de développement de projet ou simplement des formations qui permettent à ces porteurs de projets d'être suffisamment outillés pour le développement de leurs projets.

Et plus récemment cette année, on a fait évoluer le programme pour renforcer à la fois le sentiment d'appartenance à la communauté Décoll'âges en créant plus de temps inter-promotion et donc vraiment pour animer la communauté des porteurs de projets Décoll'âges depuis 3 ans, qui s'élève au nombre de 45 aujourd'hui. Et l'idée, c'est d'intensifier ces échanges, finalement, pour que les apprentissages, d'une année sur l'autre, puissent être rebasculés et surtout d'augmenter la collaboration entre ces projets et leur complémentarité, car aujourd'hui, on voit aussi de plus en plus souvent des projets qui sont assez similaires et l'idée c'est de pouvoir apprendre de ce qui s'est déjà fait dans l'écosystème, pour venir apporter des solutions qui sont vraiment innovantes ou complémentaires, en réponses à des besoins qui existent, sans en créer de nouveaux.

L'accompagnement aussi a été renforcé. A la fois on propose un parcours d'accompagnement qu'on appelle le "sprint", qui est un parcours accéléré de six semaines, pour des projets qui sont vraiment plus jeunes, en amont de Décoll'âges et pour les préparer à la posture entrepreneuriale, qui est davantage demandée au sein de Décoll'âges et ensuite on déploie le parcours d'accompagnement de trois mois, qui a lieu en ce moment pour la nouvelle promotion et qui se tient du coup de fin octobre, jusqu'à la mi-janvier, avec la clôture de l'appel à projets, notamment, de l'Assurance retraite et qui permet de vraiment consolider sa proposition de valeur, de s'inscrire en complémentarité de l'existant et de "crash tester" quelque part sa solution auprès des mentors et des bénéficiaires.  Pour vous donner un petit peu une idée des projets qui sont passés par Décoll'âges et qu'on a pu accompagner : Entoureo, que vous allez entendre juste après. n a des projets comme Allô Louis, qui sont des coups de main du quotidien, donnés par des étudiants en faveur des personnes isolées. On a des projets comme Cokpit, qui permet de mettre les talents de seniors anciens dirigeants, par exemple, de TPE, PME, auprès d'autres entreprises qui ont besoin de coup de pouce à des tarifs qui sont plutôt concurrentiels, ou encore Malle d'Aventure, qui d'ailleurs faire en ce moment une campagne de crowdfunding sur Ulule et qui permet du coup d'envoyer à des proches aînés, des boxes d'activités, en suivant un peu le parcours d'un personnage historique, donc ce sont des boxes assez inspirationnelles.

Pour vous partager quelques chiffres : jusqu'à présent, on a accompagné 29 projets en tout. On en accompagne 16 nouveaux lors de la promotion actuelle.

On a mobilisé une vingtaine d'experts, qui sont très souvent d'ailleurs des mentors qui reviennent depuis la première édition, mais c'est important qu'on puisse continuer à faire croître ce pool d'experts et on a également plein d'autres profils et notamment des seniors qui ont envie justement de pouvoir venir coconstruire les solutions de nos nouveaux entrepreneurs, qui se prêtent au jeu du test auprès des porteurs de projets, pour donner leur avis et leur permettre d'être toujours plus pertinents.

Je suis assez curieuse de savoir parmi les 82 personnes qui sont ici, avec nous, pendant la conférence, s'il y a parmi vous, à la fois des nouveaux porteurs de projets qui n'auraient pas entendu parler de l'opportunité de Décoll'âges au préalable, des personnes qui seraient intéressées justement pour partager leur expertise, leur expérience avec les porteurs de projets en devenant leur mentor ou encore des seniors qui eux ont envie de co-construire ces solutions et de les tester. Est-ce qu'on peut lancer le sondage ? Je vous invite à répondre au petit sondage, pour qu'on ait une idée des personnes qui sont présentes et pendant que vous le faites et qu'on recueille un petit peu vos réponses, je veux juste partager avec vous qu'on a vraiment de très belles histoires au sein de cette communauté Décoll'âges.

Pour vous donner un exemple, on a Maurice qui a fait partie des premiers focus groupes de Décoll'âges et qui du coup venait donner un petit peu son avis sur une solution qui à l'époque -donc c'était Neosilver-, qui est un projet qui depuis a bien avancé et qui, en rentrant dans la communauté Décoll'âges, a été connu d'un autre projet, qui fait partie de la communauté Décoll'âges, Oldyssey qui est un média et qui met en avant les histoires d'aînés de manière super positive, punchy.

Si vous ne connaissez pas, je vous invite à aller voir leurs vidéos. Cela a fait l'objet d'une interview du côté de Oldyssey, une interview qui a rencontré un succès fou. Je crois qu'ils ont plus d'un million de vues sur YouTube et Maurice, c'est quelqu'un de super touchant, donc n'hésitez pas à aller voir son histoire. Une deuxième belle histoire issue de la communauté Décoll'âges : Thomas d’Entoureo, c'est un projet qui a fait partie de la première promotion, et il a toujours été très proche de la communauté, qui a été parrain de notre promotion "sprint" cette année et qui est toujours hyper présent pour accompagner les nouveaux porteurs de projets et c'est avec Thomas qu'on a co-construit le parcours "réaction", en faveur des aînés en ce début d'année, qui a aussi rencontré beaucoup de succès auprès des citoyens qui étaient très engagés pour venir passer des coups de fil à des personnes isolées chez elles. Au-delà de Décoll'âges, on continue les collaborations.

En tout cas ça a amené d'autres collaborations et belles histoires entre mentors, entrepreneurs et seniors et je vous invite donc à nous rejoindre.

"Pas mal de porteurs de projets" ok, super. "Des experts", "des seniors" et bien pour les experts, je vous invite - je vais vous mettre les liens dans le chat - à venir à nos prochaines formations pour devenir mentor de la communauté makesense si vous êtes intéressés pour soutenir les porteurs de projets qui font partie de notre nouvelle promotion. Pour les seniors, on a un focus groupe qui est prévu le mercredi 2 décembre après-midi. Pareil, je vais vous mettre le petit lien, et pour les porteuses et porteurs de projets, je vous redirige vers les futures éditions de Décoll'âges mais également vers l'appel à projets propre au bien-vieillir qu'on va lancer en début d'année prochaine. Je vous mets tous les liens dans le tchat et je vous remercie.

[Clémence Le Marrec]

Merci Naomi. Après la présentation du programme Décoll'âges, je vous propose de faire un zoom sur le financement des projets. Jonathan, vous êtes le directeur de France Active Île-de-France. Pouvez-vous nous partager les clés du succès pour financer son projet, et d'autant plus en cette période actuelle ?

[Jonathan Leveugle]

Merci Clémence. Bonjour tout le monde. Bonjour à toutes et à tous. Merci aussi pour l'invitation.

En quelques mots, pour vous présenter France Active, nous sommes un réseau d'associations qui sommes là pour accompagner et financer des porteurs de projets qui ont tous comme makesense, justement, une volonté d'impact social/environnemental et puis aussi toutes les personnes qui se retrouvent au chômage et qui souhaitent monter leur entreprise, donc qui utilisent la création d'entreprise comme un moyen d'accéder à l'emploi.

Donc, nous vraiment, nos trois piliers d'actions c'est à la fois de pouvoir vous accompagner sur le financement, vous conseiller sur l'accession à des financements quels qu'ils soient : qu'ils soient d'ordre de financement, qu'ils soient d'ordre de subvention, de dette et d'investissement, vous financer en direct aussi, donc à peu près sur une logique comme a pu l'expliquer Christiane Flouquet, donc d'étude de votre projet pour voir si oui ou non on peut le financer et puis de mise en réseau. Une mise en réseau avec des partenaires financiers, avec là aussi des partenaires opérationnels, qui peuvent être en lien avec votre projet.

N'hésitez pas à me dire si vous ne m'entendez pas très très bien. Donc ces conseils, qu'on propose aussi aux porteurs de projets soutenus par la Cnav, ils peuvent être notamment de deux ordres, notamment dans le cadre de la crise actuelle. Donc ils peuvent être notamment, dans un premier temps, liés aux besoins de financement et d'accessibilité à tous les outils. Des outils de financement qui ont été déployé et développé pour soutenir les entreprises, et notamment les créateurs d'entreprise, dans le cadre de la crise économique que nous connaissons.

Donc l'idée là, pour tout vous dire, ce n'est pas de faire un état des lieux de tous les outils qui existent. Le constat que l'on a fait, c'est que vous avez beaucoup de porteurs de projets qui ne se repèrent pas dans, on va dire le flou, ou l'écosystème de toutes les mesures qui ont pu être déployées et pour soutenir les projets d'entreprise. Et donc nous, on peut vous accompagner, vous aider, vous aiguiller à vous y retrouver dans cette foire de toutes les aides qui ont pu être développées. Je fais juste un petit focus pour vous dire quelque chose de très intéressant : vous avez des soutiens qui sont d'ordre de la dette, avec un fond résilience qui a été déployé par les collectivités franciliennes et la banque des territoires, qui s'adressent aussi à des créateurs d'entreprises qui n'ont pas de bilan - qui n'ont pas de premier bilan -donc qu'ils ont créés très récemment. Et puis, vous avez le fameux fonds de solidarité.

Comme vous le voyez, il y a tout un tas de critères. Je vous l'ai juste mis, non pas pour vous les expliquer dans le détail mais pour vous indiquer que, face à cette complexité, on peut vous accompagner là-dessus. Et on a mis en place une boîte à outils qui peut permettre - en tout cas, on l'espère, c'est pour ça qu'on l'a créé - à tous les entrepreneurs de s'orienter sur la voie des aides qui ont été mises en place par l'Etat et les collectivités, et tous les partenaires publics et privés.

Donc ça, c'est le premier point. C'est ça, ce type par exemple de conseils qui peuvent être menés, et notamment dans le cadre de ce contexte et dont vous pouvez bénéficier. L'autre point important, hormis cette crise, c'est tout simplement l'accompagnement et le financement de votre projet ; donc qui peut se faire, à la fois selon le challenge de votre modèle économique, de votre plan de financement et donc ensuite dans le but d'accéder directement à un financement. Donc ce qui est intéressant aussi de voir, hormis même le financement, c'est de savoir aussi s'orienter sur quel type de financement. Parce qu'il y a aussi tout un tas de modalités de financement.

Vous avez bien évidemment les apports personnels que vous pouvez mobiliser, mais qui peuvent venir aussi du crowdfunding, de crowdbuilding. Vous avez des financements publics, auxquels vous pouvez avoir accès. Vous avez les financements bancaires, vous avez les investissements privés, donc c'est cette bonne compréhension, aussi, qu'on essaye de vous donner, lorsque vous mobilisez/développez votre projet en venant nous voir. Donc bien évidemment, il y a plusieurs catégories :il y a les investisseurs, donc nous aussi on peut investir directement dans votre projet, investir en fonds propres.

Donc en gros, vous donner des financements sur le long terme, parce que vous savez, lorsque vous lancez votre projet, la rentabilité n'est pas au rendez-vous dans les premières années et c'est normal, et puis la trésorerie aussi est consommée très rapidement, donc vous avez besoin de fonds un peu patients, pour pouvoir lancer votre projet. Donc là, l'idée, c'est de pouvoir soit investir directement dans votre projet, soit aussi vous orienter vers des investisseurs, des financements beaucoup plus longs et qui peuvent être de plein d'ordres. L'autre volet, après les investissements, c'est le prêt. Donc nous, pour cela, soit on peut traiter directement au taux zéro ou avec un taux d'intérêt selon le projet dans votre entreprise.

On a aussi vocation à garantir les emprunts bancaires, pour faire levier auprès de la banque.

Donc, lorsque vous allez voir des banques, souvent, on va dire qu'elles peuvent être frileuses ou réticentes, parce que vous êtes soit innovants - et c'est très compliqué - parce que la banque n'a pas de modèle pour comparer votre business. Donc qui dit comparaison dit très risqué pour eux, donc réticence. Et puis aussi comme vous n'avez pas de chiffre d'affaires, vous n'avez pas d'antériorité, le risque est plus important. Donc pour cela, on garantit des emprunts bancaires, qui ont pour but de couvrir une partie du risque que va prendre la banque, donc forcément de réduire le risque qu'ils prennent et de faciliter l'accessibilité au financement. Donc ce sont aussi des outils que l'on propose, auxquels vous pouvez donc avoir accès en tant que porteurs de projets soutenus par la Cnav.

Et puis enfin, bien sûr, des subventions en complément de ce que peut fournir l'appel à projets de la Cnav, soit des subventions en direct, donc selon l'impact social de votre projet, mais aussi vous orienter vers d'autres financements. On a une classe, en fait, où on réunit tout un tas de financeurs et de fondations, publics et privés, auxquels vous pouvez présenter votre projet et qui peut donc être un complément financier. Donc comme le disait bien Christiane Flouquet, la Cnav intervenant à 50%, nous on peut intervenir potentiellement sur les 50% restants. Donc en résumé, en conclusion, vraiment un conseil sur les modalités de financement, sur le montage de votre financement et un financement en direct de votre projet. Merci.

[Clémence Le Marrec]

Donc là, on a vraiment abordé le point du financement, que l'on pourrait qualifier de "première jambe" pour un projet. La seconde, c'est la pérennité et la viabilité dans l'écosystème du bien-vieillir. Alors en Île-de-France, en particulier, lorsqu'on dit "écosystème du bien-vieillir", on pense naturellement à Silver Valley, donc je laisse la parole à Nicolas Menet, le Directeur général de Silver Valley.

[Nicolas Menet]

Bonjour à tous. Bonjour Clémence, bonjour Christiane. Merci beaucoup pour l'opportunité de pouvoir présenter Silver Valley dans le cadre de cette petite conférence dans le salon. Bonjour à tous, je suis Nicolas Menet, le Directeur général de Silver Valley. Je ne sais pas si on peut mettre la présentation, s'il vous plaît ? Donc qu'est-ce que c'est Silver Valley ? C'est une association qui est largement soutenue par la Cnav depuis toujours - donc merci encore pour ce soutien qui est très important pour nous. Silver Valley, alors c'est un cluster - ce n'est plus le bon terme, malheureusement, mais on appelle ça un cluster : un regroupement d'entreprise ou même peut-être un pôle de compétitivité pour certains. Aujourd'hui on a 3 métiers très clairs et très distincts.

D'abord, c'est l'idée de créer un réseau qui est très important chez Silver Valley, puisqu'il regroupe 4000 professionnels de la Silver économie, de la longévité et donc on va bien sûr trouver des entrepreneurs mais aussi des acteurs de l'innovation institutionnelle comme la Cnav, notamment, ou AG2R La Mondiale, la Région Île-de-France et d'autres acteurs. Et l'idée est d'abord que ces professionnels doivent se rencontrer à un moment donné, pour que la filière de la Silver économie puisse exister concrètement. Donc évidemment, notre premier métier c'est de vous permettre d'élargir votre réseau, de confronter aussi les projets entre professionnels. Le deuxième métier de Silver Valley, c'est vraiment d'être une vigie prospective et surtout un observatoire très poussé, très intense de la longévité de la Silver économie. Notre travail, c'est de comprendre la société de la longévité qui est en train de se construire, qui n'est pas forcément une société médicalisée ou une société de la perte d'autonomie ou d'indépendance ; c'est aussi tout simplement une société qui vieillit. C'est la transition démographique au sens large et on a bien sûr, pour devoir, de comprendre exactement ce qu'il se passe : quels sont les besoins, les attentes et spécificités des personnes qui avancent en âge.

Donc pour se faire accompagner par la Cnav Île-de-France, on a constitué une communauté de 9000 personnes qui sont âgées entre 60 et 90 ans qui, au quotidien, travaillent avec nous pour comprendre leurs besoins, leurs attentes, coconstruire des projets d'innovation et bien sûr tester les projets d'innovation qui sont au service de la longévité. On continue bien sûr ces activités depuis presque un an maintenant, puisque toutes les semaines, les seniors de la communauté bénéficient d'une formation au numérique, pour utiliser des outils de visioconférence, pour continuer à faire nos focus groupes, nos séances de cocréation et nos workshops avec des seniors.

Donc aujourd'hui, on a des gens de 90 ans et plus, qui ont appris à se connecter et qui peuvent participer à la cocréation et aux tests de projets d'innovation et de tout ce travail. Evidemment, on a la possibilité de ressortir des projets d'innovation vraiment adaptés à leurs besoins. Comme tout cluster d’innovation, on a une activité autour de la mise à l'épreuve du projet. L'idée c'est de challenger les projets de les développer, de vérifier qu'ils sont utiles, qu'ils sont faisables, que l'on peut en faire de véritables TPE et des PME solides et consolidées. Le travail, là, c'est un accompagnement entrepreneurial et comme ça a été rappelé tout à l'heure, Silver Valley est un acteur qui est au service de la Cnav pour accompagner ces projets, que ce soit dans les appels à projets de la Cnav ou par nos propres dispositifs.

Aujourd'hui, je vais faire un focus plus spécifique sur un nouveau dispositif que Silver Valley a créé avec l'accompagnement de la Cnav, bien sûr, en partenariat avec l'école CentraleSupélec, qui est le Scale Up Lab. Donc, si j'ai bien compris tout à l'heure, grâce à Naomi, on a en face de nous pas mal de jeunes entrepreneurs, de chefs d'entreprise donc, évidemment, Silver Valley est là pour vous accompagner. On a un dispositif qui s'appelle "Les mercredis d'entrepreneurs" où vous pouvez bénéficier d'un accompagnement personnalisé tout au long de l'année, que le projet soit une simple idée sur un bout de papier ou quelque chose d'un peu plus abouti, il faut aussi penser à l'avenir.

Comme l'a rappelé Madame Christiane Flouquet tout à l'heure, l'objectif, c'est de faire des partenariats durables et de construire des projets qui soient consolidés, solides, et qui demain, peut-être, deviendront ce qu'on appelle dans le jargon de l'innovation, des Scale Up. Qu'est-ce que c'est qu'une Scale Up ? C'est une start up qui commence à prendre de l'ampleur, qui peut lever des fonds, par exemple, mais qui peut aussi rencontrer par une commande publique ou privée importante un certain succès, qui peut en quelques mois devenir une véritable PME et évidemment, ces start up là nous intéressent beaucoup. Pourquoi ? Parce que c'est elles qui vont permettre de rendre accessible l’'innovation au plus grand nombre de retraités possible.

Aujourd'hui, une des problématiques de la filière Silver économie, c'est que beaucoup de projets d'innovation n'ont pas de mise à l'échelle possible. C'est-à-dire qu'elles vont toucher quelques clients, quelques usagers, mais pas forcément une grande masse. Le Président Rivière l'a rappelé tout à l'heure : on est sur des dizaines de millions de retraités et on doit aller toucher avec des solutions d'innovation. Donc pour ça, il faut évidemment des start-ups qui soient capables de passer à l'échelle. Donc le Scale Up Lab, c'est vraiment cette idée-là. C'est une méthodologie qui va permettre de dérisquer les projets d'innovation, c'est-à-dire que l'on va essayer de trouver le projet qui est la pépite et on va faire en sorte que cette petite, évidemment, continue d'exister mais surtout qu'elle puisse être diffusée le plus largement possible. C'est une méthodologie d'accompagnement rigoureux. Pour accompagner les starts up sur le chemin de la Scale Up, on a travaillé avec CentraleSupélec, sur une méthodologie de plus de 30 critères qui prennent en compte, en fait, la solution d'innovation dans son ensemble. Donc pour quels objectifs ?

D'abord un objectif de filières, un objectif industriel, puisque le rôle de Silver Valley, c'est aussi de développer l'économie autour de la Silver économie et aujourd'hui, il n'existe pas de licorne de la Silver économie. La France est un champion en innovation, ne l'oublions pas, un des pays qui dépose le plus de brevets, un des pays qui a des licornes aussi. La Silver économie n'en a pas, donc on s'est fixés comme objectif ambitieux de doter la Silver économie de ces licornes et bien sûr le deuxième objectif, c'est de créer des partenariats concrets avec des investisseurs. Aujourd'hui, heureusement l'Assurance retraite est là, la Caisse des

Dépôts, on a l'Agirc-Arrco, bien sûr. Il y a à peu près un milliard d'euros de fonds publics d'action sociale et d'innovation qui sont injectés par an avec la CNSA, bien sûr dans l'innovation. Mais aujourd'hui, il y a aussi l'importance d'avoir accès à des investisseurs privés et des grands groupes industriels qui s'intéressent à l'innovation et tout cela en poursuivant l'objectif de garantir l'accessibilité des innovations à une population la plus large possible.

Donc d'un côté, on a des entrepreneurs qui réussissent, qui touchent un marché important et de l'autre côté, on a des innovations qui permettent la prévention de la perte d'autonomie, qui permettent le vieillissement actif, comme ça a été rappelé tout à l'heure, ou de bien vieillir, qui vont toucher le plus large public possible. Donc l'idée, c'est aussi de déployer des nouveaux produits, des services inclusifs auprès d'une population de plus en plus nombreuse, comme vous le savez, qui désire s'investir dans sa propre longévité. Alors le Scale Up Lab aujourd'hui, il a plusieurs dispositifs.

D'abord, pour les innovateurs, ça va permettre de prouver la viabilité de leur projet d'innovation sur le long terme, d'être évidemment mis en visibilité et de gagner en crédibilité. L'idée, c'est que, effectivement, le projet n'est pas forcément jugé à l'aune de son utilité de sa faisabilité mais aussi en termes de capacité de gérer les risques, en capacité de se développer, parce qu'aujourd'hui on a des milliers d'idées qui sont excellentes, qui ne sont pas capables d'être supportées par des entreprises suffisamment solides et consolidées. Donc l'audit va se passer sur 5 thèmes, avec la capacité de mise à l'échelle. Comment est-ce qu'on peut grossir rapidement ? Est-ce que la solution répond avoir un problème défini ? Là-dessus, la France est plutôt bonne, puisqu'on répond souvent à des bons besoins, et aussi travailler sur l'environnement global. Qu'est-ce que c'est l'environnement global ? C'est par exemple la structure capitalistique de l'entreprise, le fait d'être accompagné par des acteurs comme la Cnav ou Makesense ou autre, mais aussi la robustesse de la structure, donc toute la dimension financière, le business model, le business plan. Est-ce qu'il est solide, est-ce qu'il est logique ? Et là je salue au passage l'initiative de Makesense de mettre à contribution des seniors coacheurs.

Evidemment, chez Silver Valley, on a aussi des partenariats avec ce type d'association, mais effectivement, des personnes âgées qui ont elles-mêmes été des chefs d'entreprise peuvent vous accompagner sur cette logique de robustesse de la structure, parce que la comptabilité, la finance et le droit évoluent, bien sûr, mais des recettes et des dépenses, ça reste toujours des recettes et des dépenses. Et bien sûr, une innovation forte dans notre audit, c'est la gestion des risques, parce que le risque ce n'est pas juste de ne pas avoir de clients, le risque, ça peut être la difficulté ou la perte de motivation du dirigeant. Ça peut être aussi un risque de récupérer une grande commande publique qu'on ne peut pas honorer, par exemple, qui met l'entreprise en difficulté. Donc aujourd'hui, le dispositif du Scale Up Lab, au sens large, dure 12 semaines, avec un diagnostic assez poussé et Silver Valley a pour mission de produire un livrable très précis, qui va permettre de gérer, de comprendre un petit peu les capacités de la start up sur les 5 items que j'ai proposés et ce Scale Up Lab est souvent accompagné par un grand groupe, ou une institution, comme l’Assurance retraite, qui peut permettre de s'assurer de la viabilité du projet. Je vais passer, parce que je vois Clémence qui arrive, donc je dois être très en retard.

 Quelque chose qui est important avant de terminer, c'est que là je vous ai parlé de Scale Up Lab pour les starts up qui ont été identifiées par Silver Valley et ses partenaires qui sont capables de passer à une échelle. Il existe aussi un autre diagnostic en ligne, qui va être diffusé à partir du 3 décembre. Donc j'invite, évidemment, toutes les personnes qui nous écoutent et qui sont des porteurs du projets, de participer le 3 décembre à 18 heures à notre soirée "My Silver Valley", qui sera évidemment en ligne.

On aura la Cnav qui sera présente, on aura l'AG2R, et on aura aussi Madame la Ministre Brigitte Bourguignon, qui fera une allocution sur le sujet de la Silver économie et nous allons, à l'occasion de My Silver Valley, lancer l'auto-diagnostic, qui est un auto-diagnostic gratuit, qui permet à des jeunes porteurs de projets de se poser les bonnes questions, d'avoir accès aux bonnes méthodologies et donc c'est pour tous les innovateurs, quels que soient les états d'avancement du projet. Donc ça sera évidemment gratuit, accessible à tous et si vous participez à My Silver Valley, vous récupérez bien sûr le lien pour faire cet auto-diagnostic, qui est aussi soutenu par la Cnav. Alors pourquoi je parle de l’auto-diagnostic ? Parce que, bien sûr, c'est un dérivé - qui a été créé avec CentraleSupélec - de la méthodologie d'innovation Scale Up Lab. Alors je vais passer...mais l'idée c'est que le Scale Up Lab permet, pour des acteurs comme la Cnav, de produire des fiches de veille et d'innovation standardisées et qui permettent un petit peu de savoir quel est l'état des lieux du projet, pour savoir si oui ou non c'est un projet pertinent, comment on peut le soutenir, quelles sont les marges de manœuvre pour le faire se développer et dans le cadre de nos accompagnements entrepreneuriaux, qui s'appelle "les mercredis des entrepreneurs", vous pouvez accéder à cette méthodologie et puis travailler avec nous pour renforcer la puissance, la force de frappe et la sécurité de votre projet.

Donc je pense que Aurélie, ma collègue, qui s'occupe de la communication va mettre les liens sur le site de Silver Valley et tous les liens pour s'inscrire dans le chat de la conférence. Voilà, j'espère que je n'ai pas pris trop de retard, Clémence, en tout cas merci beaucoup de votre attention.

[Clémence Le Marrec]

Merci beaucoup. On voit sur le chat qu'il y a beaucoup d'intérêt pour toutes les présentations. Pour finir ce tour d'horizon des partenaires de la Cnav, et ce qu'on a construit autour du soutien à l'innovation, je vais laisser la parole à un retour d'expérience et en particulier à Thomas Delage, qui est cofondateur d'Entoureo, qui est soutenu par l'Assurance retraite Île-de-France, et qui a aussi expérimenté et qui expérimente encore avec plaisir, je crois, tous ces dispositifs et qui va vous faire son témoignage.

[Thomas Delage]

Bonjour à tous, merci beaucoup Clémence, pour cette introduction. Très rapidement, vu que le temps nous est un petit peu compté. J'espère que tout le monde m'entend bien.

Entoureo, on est un projet à vocation sociale, qui a été accompagné très tôt par l'Assurance retraite et donc la Cnav. Pour ceux qui ne connaissent pas Entoureo, c'est une solution qui permet de créer facilement, avec un proche âgé, le livre de sa vie. L'idée, c'est d'aller chez lui, de l'enregistrer grâce à un micro qu'on fournit, de se baser sur des guides d'entretien pour l'amener à raconter son histoire et grâce à une plateforme qu'on fournit, de retranscrire ce qui est raconté par la personne, d’ajouter des photos et d'en faire un joli livre. Donc on a 2 missions, ce sont de renforcer les liens intergénérationnels et deuxièmement de valoriser la parole de nos aînés et donc de lutter contre l'âgisme.

Alors notre parcours est intéressant, je pense, à plusieurs titres. La première chose, c'est qu'on a eu la chance d'être accompagnés par tous les acteurs qui viennent de parler, donc que ce soit l'Assurance retraite, Makesense et Silver Valley et France Active également. En cela, notre parcours est assez intéressant et montre bien comment les dispositifs qui sont conçus par l'Assurance retraite et par ses partenaires permettent de passer d'une jolie idée qu'on peut avoir à un projet qui a prouvé son impact social et qui peut regarder sereinement vers l'avenir. Alors pour la petite histoire de Entoureo, on a commencé fin 2018 à travailler dessus, on a suivi le programme Décoll'âges que Naomi Asato a présenté. Aujourd’hui on est mentor dans ce programme. On a postulé, suite au programme Décoll'âges à l'appel à projets de la Cnav Île-de-France.

On a eu la chance d'être accompagnés dans la foulée par l'Assurance retraite et donc de signer une convention avec l'Assurance retraite. On a passé ensuite plusieurs mois à coconstruire notre solution avec des dizaines de familles, pour s'assurer que l'outil qu'on était en train de créer correspondait bien à aux besoins et aux envies des familles et des bénéficiaires, évidemment. Donc il y a eu toute cette phase de coconstruction et on a lancé ensuite officiellement, il y a environ un an, la commercialisation du service et la communication à plus grande échelle. On a validé fin 2019 le fait que le service qu'on a créé répondait bien à un besoin social de la part des seniors, puisqu'on a eu plusieurs centaines de familles qui nous ont rejoints fin 2019 et l'année 2020 a pour nous été l'occasion de continuer à structurer notre équipe, à affiner un peu le projet, notamment via l'accompagnement de Silver Valley, et aux différents points qu'on a pu faire avec la Cnav tout au long de notre parcours. Et puis on a aussi continué à développer le projet qu'on a et assurer son financement, notamment via France Active, qui nous accompagne aujourd'hui notamment via des dispositifs de garanties bancaires. On pourra y revenir si vous le souhaitez. On a également été lauréats de la bourse Charles Foix, cette année. C'est une grande fierté, une belle reconnaissance pour nous. Pour rappel, c'est un concours prestigieux de la Silver économie, organisé par Silver Valley, avec plein d'autres partenaires ; on pourra y revenir évidemment. Aujourd'hui, Entoureo, on accompagne environ mille familles et on pense en accompagner plusieurs milliers à la fin de l'année et on est une équipe d'une dizaine de personnes.

Aujourd'hui, si je suis là, c'est pour vous inciter très fortement à postuler à l'appel à projets de l'Assurance retraite qui est proposé en Île-de-France pour 4 raisons principales. La première, c'est que cet appel à projets, vu que vous allez devoir préparer un pitch, présenter à l'Assurance retraite votre projet, où vous voulez l'amener et comment il se structure, notamment financièrement.

Le fait de pouvoir répondre à l'appel à projets et qu'il soit validé par la Cnav, ça va déjà valider la partie, je dirais, action sociale de votre projet et le fait qu'il a un réel impact utile pour les bénéficiaires, puisque le projet va être jugé par des personnes dont le métier est d'assurer des services de qualité aux seniors, et de répondre aux réels besoins des seniors. Ça, c'est vraiment une première raison qui est hyper importante et qui doit être un peu le fil rouge de tout projet dans le bien-vieillir, c'est s'assurer qu'on a un réel impact pour ses bénéficiaires quel que soit leur âge, parce qu'il y a évidemment plusieurs types de seniors, dans le cadre de l'Assurance retraite, plutôt des personnes non gérées, GIR 5, 6.

Evidemment, le fait d'être, je dirais, "tamponné Cnav" une fois qu'on est accompagné par l'Assurance retraite, c'est très précieux en termes de crédibilité pour le projet, la Cnav étant évidemment un acteur de référence dans le secteur et, à titre d'exemple, je sais qu'avec Entoureo, quand on va voir des partenaires en disant qu'on est soutenus par la Cnav, tout de suite on voit que le projet est d'autant mieux reçu et que son sérieux est déjà validé par l'Assurance retraite. Donc ça va aider aussi derrière les porteurs de projets à nouer des partenariats plus facilement avec d'autres organismes, qui œuvrent pour le bien-vieillir. La qualité d'un projet - donc la crédibilité d'un projet - passe aussi énormément par comment il est conçu et donc le fait d'être accompagné par l'Assurance retraite, ça va vous permettre aussi de gagner en qualité dans votre projet, puisque vous allez faire des points réguliers avec l'équipe de l'action sociale, pour vous assurer que vous atteignez bien vos objectifs et vous poser les bonnes questions, par rapport à votre projet, et évidemment c'est quelque chose -alors nous, on a eu la chance d'être en plus accompagnés par Silver Valley via un financement de l'accompagnement proposé par la Cnav, ce qui nous a aussi permis de faire des points réguliers avec l'équipe de Silver Valley et de nous poser les bonnes questions, avec toute l'expertise que la Cnav et Silver Valley peuvent amener par rapport à la connaissance des bénéficiaires. C'est toujours utile de s'accompagner de personnes dont c'est le métier d'accompagner ces publics.

Evidemment, je dirais que le fait de répondre à l'appel à projets, ça va vous permettre aussi de de gagner en visibilité. On a eu la chance, avec Entoureo, d'être invités sur plusieurs salons et plusieurs conférences comme aujourd'hui, grâce à notre partenariat avec l'Assurance retraite. Ça peut également permettre de finalement nouer des partenariats aussi de visibilité avec d'autres projets, qui sont également accompagnés par l'Assurance retraite. On parlait de Malle d'Aventure, tout à l'heure, mais il y en a plein d'autres avec qui on a plein de pistes de partenariats hyper intéressants. Et donc ça c'est quelque chose de très précieux. On avait aussi participé à la journée des vœux auprès des équipes de la Cnav. On a pu montrer un peu nos dispositifs et concrètement à quoi ils servaient pour les bénéficiaires, et puis évidemment une dernière brique qui est très importante, qui est la partie financement.

L'appel à projets, si vous signez une convention de partenariat avec l'Assurance retraite, ça va vous permettre de financer et de vous aider à bootstrapper, donc à démarrer votre projet dans de bonnes conditions financières et d'avoir l'assiette financière suffisante pour lancer sereinement votre projet et nous, très clairement, sans l'accompagnement financier qu'on a eu de l'Assurance retraite, en complément des premiers accompagnements que j'évoquais, on n’en serait évidemment pas là aujourd'hui, donc je tenais évidemment à prendre quelques secondes pour remercier l'Assurance retraite de sa confiance et de l'accompagnement financier qu'on a eu depuis le début, et là on travaille justement - Clémence Le Marrec en parlait tout à l'heure et Monsieur Rivière et Madame Flouquet également - l'idée, c'est de prolonger ce partenariat pour aller encore plus loin, donc la partie financière est évidemment très importante, par contre ça ne vous empêche pas d'aller chercher d'autres cofinancements ailleurs, ce qui est très important et ce qui est très sain aussi de ne pas avoir un projet qui repose que sur les subventions de l'Assurance retraite, mais d'aller ailleurs, trouver d'autres pistes de financement et d'avancer.

Donc voilà pourquoi moi je vous incite, à la vue de notre parcours et de tous les accompagnements et les bénéfices qu'on a pu avoir, à la suite de la convention qu'on a pu chiner après avoir répondu à l'appel à projets avec la Cnav, donc je ne peux que vous inciter à postuler à cet appel à projets.

On avait un petit sondage très rapide, alors on a un temps très restreint. Je ne sais pas si on peut l'afficher. C'était de savoir si vous voulez qu'on creuse quelques secondes sur un sujet. Ça peut être l'acquisition digitale en ligne, ça peut être le financement de votre projet ou bien la manière de coconstruire un service avec vos bénéficiaires et là l'idée, comme on a un temps très contraint, serait de prendre une minute sur un de ces sujets, pour vous donner quelques tips si ça peut éventuellement vous aider. Voilà on vous invite à y répondre. Alors, on a eu 30% "d'acquisition en ligne"... Alors un tout petit peu plus sur le parcours de financement. Très bien, je veux bien qu'on affiche juste la slide d'après.

Très rapidement, nous, le parcours de financement, on a commencé avec nos fonds propres, donc nos apports personnels et ce qu'on avait comme capital social et comme compte courant qu'on a déposés. Ensuite, on a été accompagnés très tôt par l'Assurance retraite, donc via le financement qu'on évoque via l'appel à projets. On a ensuite postulé à différents concours, dont la bourse Charles Foix, mais il y a plein de petits concours qui nous ont permis de récupérer quelques milliers d'euros par ci par là et mis bout à bout, ça permet de faire avancer le projet, évidemment.

On a postulé à un dispositif de la BPI, qui s'appelle la "bourse FrenchTech", qui permet de financer notamment de l'innovation. Donc on a eu comme ça une bourse de 30 000 € de subventions. Ensuite, on a évidemment commercialisé le service, ce qui est hyper important pour tester et pour atteindre l'équilibre économique du projet. On a ensuite eu un prêt d'honneur d'un partenaire, qui s'appelle Réseau Entreprendre, qui fournit des prêts d'honneur à taux zéro. Je ne peux que vous recommander d'aller chez eux ou chez d'autres partenaires type Paris Initiative Entreprise, pour avoir un prêt d'honneur et ce prêt d'honneur nous a permis de récupérer un prêt bancaire qui a été notamment garanti par nos partenaires, donc France Active et on a eu également une dotation additionnelle avec la bourse Charles Foix et on a également une mutuelle qui nous a subventionnés. Voilà en quelques secondes notre parcours de financement. Merci à tous pour votre attention.

[Clémence Le Marrec]

Merci beaucoup. Comme vous le voyez, nos partenaires sont tous des passionnés et on a un peu débordé sur le temps, mais on va quand même conclure avec Christiane Flouquet, qui va annoncer le calendrier de l'appel à projets 2021 et on prendra quelques minutes. On a sélectionné trois questions et en fin de cette conférence, on mettra à disposition d'ici quelques jours une foire aux questions, pour répondre à toutes vos interrogations sur le site de l'Assurance retraite Île-de-France. Je laisse donc le mot de conclusion, avant d'afficher les trois questions à Madame Christiane Flouquet.

[Christiane Flouquet]

Oui, effectivement, nous sommes un peu en retard, donc on est obligés de se censurer.

Question : Quand et comment présenter son projet à l’Assurance retraite Île-de-France ?

Simplement un rappel sur le calendrier, puisque le PRU 2020/2021 est lancé le 11 décembre jusqu'au 18 janvier. Voilà, donc vous savez tout, ou presque. Il y aura une plateforme pour déposer les projets et puis je pense que nous vous proposerons, dans la foulée, un webinaire de sensibilisation et d'information, qui permettra de poser davantage de questions encore. Je n'en dirai pas plus, je dirai simplement que nous allons aussi communiquer très prochainement sur notre nouveau catalogue de projets innovants, qui là aussi est une belle réalisation, qui permet une bonne visibilité pour tous les projets soutenus par la Cnav ces dernières années.

[Clémence Le Marrec]

Quel est le processus pour répondre à l'appel à projets de la Cnav ?

[Christiane Flouquet]

Je crois avoir répondu. Vous avez le calendrier, vous aurez un lien vers une plateforme et vous déposerez votre projet sur cette plateforme, ce sera tout simple à suivre.

[Clémence Le Marrec]

ll y avait aussi une question sur les types de structure.

[Christiane Flouquet]

Alors nous sommes ouverts à toutes les structures, donc associations, entreprises, pas de problème. Il me semble avoir vu une question sur des micro-entreprises d'aide à domicile. C'est vrai que dans le cadre de l'aide à domicile, nous ne soutenons pas les projets mandataires et gré à gré. Donc ça écarte peut-être certains formats d'offres de services, autrement nous ne segmentons pas notre éligibilité.

[Clémence Le Marrec]

Une question pour France Active. Comment vous solliciter pour cet accompagnement et avez-vous une capacité limitée ? Quels sont vos critères ? Jonathan, je vous laisse prendre la parole.

[Jonathan Leveugle]

Non, nous n'avons pas de capacité limitée en tant que telle. Il n'y a pas de nombre de projets définis dans le temps où il faudrait que vous déposiez rapidement le projet, non, vous pouvez le déposer tout au long de l'année, nous sommes ouverts tout le temps. Il n'y a pas de temporalité dans ce dépôt de dossier. Les choses que je vous ai indiquées en termes de financement et d'accompagnement valent aussi bien au 31 janvier qu'au 31 décembre. Les critères ? Les critères, c'est ce que je vous ai indiqués très rapidement. C'est l'impact social du projet qu'on va évaluer, donc on les évalue sur la cible - les bénéficiaires que vous touchez - la gouvernance - on va regarder le modèle économique que vous avez - donc c'est tout un tas de critères internes aussi sur lesquels on va pouvoir évaluer cet impact social, mais c'est ouvert à tous types de statuts juridiques donc c'est vraiment ça qui va permettre après de voir quel montant on va pouvoir mobiliser.

[Clémence Le Marrec]

Merci, et notre dernière question pour cette conférence : est-ce que le Scale Up Lab est réservé aux entreprises d'Île-de-France ?

[Christiane Flouquet]

Je m'avance, mais je pense que ça n'est pas réservé à l'Île-de-France et que toutes les entreprises peuvent y répondre. Si ce n'est pas bon, Nicolas Menet me grondera après, il rectifiera !

[Clémence Le Marrec]

Je vous propose peut-être de clôturer cette session. Les projets resteront disponibles jusqu'au 31 mars. Merci à tous pour votre participation et n'hésitez pas à consulter régulièrement les sites de l'Assurance retraite Île-de-France, de nos partenaires et notamment du programme Décoll'âges. Merci à tous et très bonne journée.

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