Vos droits selon votre situation professionnelle
Commencer à travailler très jeune, être au chômage, percevoir le Revenu de solidarité active (RSA) : ces situations peuvent avoir des conséquences sur votre retraite.
Vous avez commencé à travailler très jeune et vous avez effectué une longue carrière ? Vous pouvez peut-être prétendre à une retraite anticipée.
Vous êtes ou avez été apprenti ? Les périodes travaillées en apprentissage peuvent compter pour votre retraite.
Vous avez effectué des « petits boulots » (stages rémunérés, jobs d’été ou d’étudiant, à temps plein ou à temps partiel) au début de votre carrière pour financer vos études ou vos loisirs ? Ces activités salariées, à condition d’être déclarées, sont reportées sur votre relevé de carrière et peuvent compter pour votre retraite.
Vos périodes d’inscription sur la liste des sportifs de haut niveau (sportifs, entraîneurs, arbitres et juges sportifs) depuis le 1er janvier 2012, peuvent vous permettre de valider des trimestres, sous certaines conditions.
Le revenu de solidarité active (RSA), payé par la caisse d’allocations familiales (CAF), ne vous crée pas de droit à la retraite. C’est également le cas du revenu minimum d'insertion (RMI), remplacé par le RSA en 2009.
Si vous percevez le RSA, votre caisse de retraite régionale vous contacte lorsque vous avez droit à votre retraite personnelle, à une retraite de réversion ou à une allocation de veuvage.
Vos périodes de chômage indemnisé comptent pour votre retraite et sont assimilées à des périodes d’assurance pour le calcul de votre durée totale d’assurance.
Les périodes de chômage non indemnisé, à partir du 1er janvier 1980, peuvent être également prises en compte sous certaines conditions.
Important : Pour savoir si vous réunissez le nombre de trimestres nécessaire pour partir à la retraite, rendez-vous dans votre espace personnel et utilisez le service « Obtenir mon âge de départ à la retraite ». Vous pourrez visualiser votre âge de départ à la retraite au plus tôt, au taux maximum, votre nombre de trimestres et le nombre de trimestres manquants pour partir. Si vous êtes indemnisé et que vous êtes né à partir du 1er janvier 1963, vous recevrez un courrier de France travail pour être accompagné dans vos démarches. Ce courrier vous est envoyé 15 mois avant votre âge légal de départ à la retraite et vous explique pas-à-pas les démarches à réaliser. Pour éviter l’arrêt du paiement de vos allocations chômage à l’âge légal de départ à la retraite, vous devez obtenir une attestation de régularisation de carrière. Vous devez alors vérifier votre carrière en utilisant le service en ligne « Compléter ma carrière et déclarer mes enfants » dans votre espace personnel.
Une fois votre carrière vérifiée, nous vous enverrons l'attestation de régularisation de carrière. Vous devrez la transmettre à France Travail. En savoir plus sur les démarches pour la retraite.
Pensez aussi à demander votre retraite complémentaire auprès du centre d’information de conseil et accueil des salariés des régimes de retraite complémentaires Agirc et Arrco (Cicas) au 0 820 200 189 (0,09 € TTC + prix d’appel) de 8h30 à 18h du lundi au vendredi.
Vous souffrez d’une incapacité permanente au titre d’une maladie professionnelle ou d’un accident du travail ? Vous pouvez demander la retraite pour incapacité permanente à partir de 60 ans. Cette retraite est calculée au taux maximum, quelle que soit votre durée d’assurance.
Vous avez quitté votre entreprise pour une autre, ou votre entreprise a été rachetée, cela n'a aucune incidence sur vos droits à la retraite. C’est votre caisse de retraite, et non votre entreprise, qui enregistre chaque année le nombre de trimestres cotisés, le montant de vos cotisations et les droits à retraite que vous avez ainsi acquis.
Vous effectuez ou avez effectué une partie de votre carrière à l’étranger, vous avez peut-être des droits en matière de retraite : rachat de cotisations, calcul de votre retraite, retraite de réversion, démarches, etc.
Vous partez travailler à l’étranger et votre employeur ne cotisera pas pour votre retraite au régime général : l’assurance volontaire vieillesse peut être une solution pour assurer votre retraite en France.
Vous pouvez, en effet, sous certaines conditions, adhérer à l’assurance volontaire vieillesse. C’est la Caisse des Français de l’Étranger (CFE) qui gère, pour le compte de l’Assurance retraite, cette protection qui doit faire l’objet d’une démarche volontaire de votre part.
L’adhésion doit s’effectuer dans les 2 ans qui suivent le début de votre activité hors de France. Elle ne dispense pas de cotiser au régime local de retraite du pays dans lequel vous allez travailler et de percevoir une retraite selon la réglementation propre à ce pays, qu’il y ait une convention ou pas.
Vous souhaitez partir vivre à l’étranger ? Le Centre de liaisons européennes et internationales de sécurité sociale (Cleiss) vous informe sur vos droits et démarches ainsi que sur les conditions d’affiliation au régime de sécurité sociale du pays de résidence. Consultez le site internet du Cleiss.


